les femme :de l'usine aux années folles, le combat, la victoire?

Publié le par bouilloirebavarde



La petite histoire de la bouilloire bavarde:

Une fois n'est pas coutume, 8 mars journée internationale de la femme, on raccroche son tablier,on range ses casseroles, et on relit la littérature sur le combat des femmes, nos aînées qui luttèrent pour gagner , leur indépendance, leurs souffrances et leur opiniâtreté n'ont  pas été vaines, elles nous ont ouvert la voie de la liberté, mais le combat continue, des milliers de femmes dans le monde payent cher d'être nées filles.

La mobilisation doit continuer et sans être une féministe engagée, je déclare" luttons mes soeurs pour un monde plus juste plus pacifique pour nos filles et nos petites-filles"

Ce billet je le dédie ce soir à ma petite soeur qui se bat elle aussi contre la "maladie des femmes" je le dédie à son courage, à son sourire fatigué, à ces yeux qui sont toujours superbes, à son espoir, à la vie.

 

 

 

 

Depuis toujours, en occident, la femme n'a jamais eu de vraie liberté. Elle passait du statut de fille sous la garde de son père à celle de femme sous celle de son mari. Jamais elle ne pouvait disposer personnellement de son argent. Il y eu des progrès puis des régressions dans sa liberté mais c'est réellement durant la première guerre mondiale que les plus grands changements ont eu lieu. Du jour au lendemain, alors que tous les hommes étaient mobilisés, elle ont du prendre en main leur vie et leurs nouvelles responsabilités, comme gérer le ménage seule.

 

Déjà avant la guerre un certain nombre de femmes travaillaient dans des usines, des ateliers ou des bureaux mais aucune n'avait de postes très importants. Ce qui change avec la guerre, c'est qu'il faut remplacer les milliers d'hommes partis, et que un très grand nombre de femmes vont se retrouver à confectionner des colis pour les soldats mais aussi dans les usines, où elles sont majoritaires, d'armes (les munitionnettes), car le besoin d'armement est énorme, à donner des soins, à conduire les tramways, les métros ou des ambulances, à travailler dans les postes, les banques, l'administration ou le commerce. Les commerçantes ont déjà l'habitude de remplacer leur époux dans le magasin mais cette fois elles gèrent tout ,seule. Certaines se retrouvent même à la tête de grosses affaires, et cela tout en continuant de s'occuper des enfants et de s'inquiéter pour les hommes au front. En devant prendre chaque instant des décisions importantes ou à devoir faire preuve d'autorité, elles se découvrent vraiment et prennent confiances en elles. Elles aussi travaillent dans des conditions pénibles, sont sous-payées et trop dociles. Mais elles ne vont pas hésiter, entre 1916 et 1917, à se mettre en grève pour obtenir des augmentations et des améliorations dans leur milieu de travail. C'est seulement après la guerre que les syndicats vont accepter de leur reconnaître tous leurs droits.Source

Aux champs, dans les usines, dans les hôpitaux, les femmes ont répondu massivement dès 1914 à l'effort de guerre : c'est le travail, même bénévole, le quotidien du foyer à gérer seule, le soutien moral au soldat, avec l'aide des enfants embrigadés comme "graines de poilus"... Les femmes de la Grande Guerre, ont aussi subi dans les territoires du Nord, les douleurs de l'occupation. D'autres ont décidé de résister au patriotisme aveugle en s'opposant au militarisme et à la guerre, ou en dénonçant des conditions de travail pénibles, dangereuses et sous payées. En 1918, 800 000 veuves noircissent le paysage, mais le grand nombre de morts et de mutilés met une chape de plomb sur leur douleur et leurs difficultés de vie.On considère souvent que la Grande Guerre a marqué un tournant dans l'émancipation féminine. Le livre combat de femmes 1914-1918  de Nicole Salez montre effectivement comment cet événement majeur a bouleversé les rapports hommes/femmes, mais aussi comment, au moment de l'Armistice et dans les mois qui suivent, chaque sexe se plie très vite aux injonctions d'un ordre social. Les Danoises, Allemandes, Hollandaises, Russes, Tchèques, Américaines, Suédoises et Anglaises entre autres, obtiennent le droit de vote, mais les Françaises demeurent résolument exclues de la citoyenneté. Une nouvelle silhouette de femme émerge cependant de la Guerre : cheveux courts, jupes moins longues et corsets jetés aux orties. 

 

 

C'est vers 1921 que la mode des cheveux courts apparaît clairement. Avant, une longue chevelure tressée ou montée en chignon, était considérée comme le symbole de la féminité. En se coupant les cheveux, la femme perd de son mystère... D'abord, pour habituer les parents à la nouvelle coiffure, les jeunes filles portent pour les soirées de courtes perruques de soie ou faites de fils d'or ou d'argent en formes de cheveux coupés. Bientôt leurs mères les imitent, et finalement, vers 1923, une femme sur trois a réellement les cheveux courts. La coupe des cheveux, les permanentes et l'utilisation de teintures amènent au développement des salons de coiffures féminins qui étaient jusque là très rares et réservés à une clientèle plutôt aisée. La demande de produits cosmétiques et les progrès de la chimie conduisent à la création d'une nouvelle industrie. Le maquillage devient populaire alors qu'avant il était réservé aux actrices ou était mal jugé par la bourgeoisie bien pensante. Les visages sont rendu pâles et mats par les diverses poudres de riz, les yeux noircis et les lèvres rouge sang. Tous ces produits deviennent les accessoires indispensables, comme l'éventail ou le sac à main, de la femme. Les magazines et les murs des villes sont envahi par des affiches vantant les marques de produits cosmétiques. Et bien sûr, la femme ose dorénavant montrer ses jambes. Les couturiers, sous prétexte d'économiser le tissu, arrêtent les robes et les jupes au dessous des genoux. Cette nouvelle coupe permet aussi aux jeunes femmes de s'essayer aux nouvelles danses venant d'Amérique, comme le charleston.

 



Un visionnaire

C'est un homme oublié et singulièrement appauvri qui nous a quittés en 1944... Et pourtant, en osant libérer les femmes de leurs corsets incommodants, en inventant la silhouette élancée, Paul Poiret a opéré au début du XXe siècle une mini-révolution vestimentaire, influençant encore des générations de couturiers. Des créations diablement féminines, terriblement actuelles avec leurs lignes fluides et droites et leurs épaules soulignées mais qui ont souffert, dans l'entre-deux guerres, de la concurrence du look garçonne et fonctionnel instigué par une certaine Coco Chanel. Heureusement, revenu récemment sur le devant de la scène à la faveur d'une vente aux enchères spectaculaire en 2005, le couturier français visionnaire retrouve avec cette exposition au Metropolitan Museum of Art de New York ses lettres de noblesse. Preuve que l'on a peut-être encore beaucoup à apprendre de lui.Source

 

Et quand Yves Saint Laurent les habille, il donne aux femmes un nouveau pouvoir, n'hésitant pas à piocher dans le vestiaire masculin, tout en préservant leur féminité. Ses créations phares le prouvent : la saharienne, le tailleur-pantalon, le caban, et surtout sa pièce maîtresse, le smoking pour femmes, qu'il crée en 1966, et réinvente à chacune de ses collections.Source

 

Publié dans what's up

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marinadolls 18/02/2010 22:11


Bonjour,

Je suis tombée sur votre blog un peu par hasard en cherchant de belles photos des femmes bourgeoises des années 30 et je tombe sur votre super article! Il y a une photo que j'adore c'est celle avec
les deux femmes au café, pourrai-je l'utiliser pour ma future bannière, si ça ne vous dérange pas? ;-)


bouilloire bavarde 19/02/2010 11:51


Bonjour Marina , je ne vois pas d'objection à cela mais cette photo n'est pas de moi donc il vous faut la retrouver sur le net et vérifier qu'elle soit libre de droit, je ne me souviens plus qui
est le photographe mais je sais qu'il est très celèbre, tenez moi au courant
bonne journée.
Anna


cuisineplurielle 09/03/2009 06:16

merci beaucoup pour cet article documenté

Salma82 08/03/2009 14:58

JOLIE ARTICLE

MERCI PR CE BILLET

BONNE JOURNNE DE LA FEMME

BON DIMANCHNE

Cenwen 08/03/2009 10:13

Et bien dis donc! quel joli billet:)
je te souhaite un joli dimanche:)
Bisous:)

amour de cuisine 08/03/2009 00:36

sublime, article, vive les femmes, et vive la force feminine.
bonne fete, ma chere
et bon courage a ta soeur